Pont George-V
Le pont George-V est le grand pont de pierre du XVIIIe siècle situé dans l’axe de la rue Royale et de l’avenue Dauphine. Successeur du pont des Tourelles, il porte aujourd’hui une route et la ligne A du tramway : c’est un ouvrage en service autant qu’un repère historique sur la Loire.
Données au 10 octobre 2026.

| Adresse | Pont George-V |
|---|---|
| Période / date | Pont du XVIIIe siècle |
| Ce que vous pouvez préparer | Ouvrage extérieur ; route et tram A |
| Construction | XVIIIe siècle |
| Anciens noms | Pont Royal–Pont National |
| Usages actuels | Route et ligne A du tramway |
| Latitude / longitude (° WGS84) | 47.896667 / 1.904167 |
Faits historiques et visite : Office de tourisme; Wikipédia; Office de tourisme; Office de tourisme. Sources relues en octobre 2026.
Regarder le pont depuis les quais pour saisir son lien avec le centre, puis comparer sa silhouette au pont de l’Europe.
Regarder les arches depuis les rives
La première lecture du pont se fait par son profil. Neuf arches en maçonnerie forment son profil, avec des ouvertures légèrement plus grandes au centre que près des rives. Le rythme des arches et des piles distingue cet ouvrage du pont de l’Europe, où un grand arc métallique incliné porte le tablier. Pour voir cette différence, cherchez une vue latérale depuis un espace public de rive, sans devoir commencer par traverser.
Un pont n’est pas seulement la chaussée sur laquelle on passe. Le tablier est la partie qui porte les circulations ; les piles sont les appuis dans le fleuve ; les arches relient ces appuis. En regardant George-V, vous pouvez suivre cette succession du bord de Loire vers le centre. Les avant-becs, parties saillantes des piles tournées vers l’eau, ont ici une forme d’amande décrite dans l’article. Ce détail aide à passer d’une silhouette familière à une observation plus précise.
Un chantier du XVIIIe siècle qui remplace les Tourelles
L’Office de tourisme indique que George-V succède au pont des Tourelles. Les épisodes de Jeanne d’Arc concernent son prédécesseur médiéval, tandis que le pont actuel appartient à la grande période des ouvrages de maçonnerie du XVIIIe siècle. Sa construction se déroule entre 1751 et 1763, sur les plans de Jean Hupeau, avec Robert Soyer pour la conduite du chantier. Ce sont les ingénieurs et les techniques du XVIIIe siècle qui donnent au franchissement son architecture.
Le remplacement répondait notamment à l’état difficile du vieux pont, fragilisé et devenu peu adapté. La construction d’un nouvel ouvrage implique alors un travail considérable dans le fleuve : installer des dispositifs pour tenir l’eau à distance, enfoncer les supports de fondation, puis bâtir les piles et les voûtes. Vous n’avez pas besoin de suivre chaque année du chantier pour saisir sa difficulté. Le monument visible au-dessus de l’eau repose sur une histoire technique largement invisible depuis la chaussée.
Trois noms pour plusieurs périodes de l’histoire
Les noms pont Royal, pont National et pont George-V désignent le même ouvrage à des périodes différentes. Ces appellations successives suivent les changements politiques et les hommages choisis par la ville. Le nom actuel est adopté au début de la Première Guerre mondiale en hommage au roi britannique George V. Le nom est adopté par l’arrêté municipal du 16 novembre 1914. Le pont conserve ainsi, dans son nom, le souvenir des alliances de cette guerre, tandis que son architecture remonte au siècle précédent.
Cette distinction sert aussi lorsque vous consultez une gravure, un plan ancien ou une légende de musée. Un « pont Royal » représenté dans l’axe de la rue Royale peut correspondre à George-V, sans porter encore son nom actuel. À l’inverse, une représentation du pont des Tourelles renvoie à son prédécesseur. Avant de comparer les images avec le paysage, identifiez l’ouvrage et la date. Cela évite de chercher sur George-V les éléments d’un pont disparu.
Un pont ancien, mais pas entièrement resté dans son état d’origine
Les guerres ont affecté l’ouvrage. Plusieurs arches sont détruites pendant la Seconde Guerre mondiale, puis reconstruites. Une voûte de la rive nord conserve sa pierre d’origine, tandis qu’une arche de la rive sud est reconstruite en 1945. Le profil actuel réunit donc des parties anciennes et reconstruites. Gardez cette histoire de réparation en tête en comparant les arches depuis la rive : elle complète celle du chantier initial.
Cet aspect est intéressant à observer après la vue d’ensemble. Le pont est un héritage entretenu, réparé et adapté pour rester utile. Ses parties anciennes et reconstruites participent au même franchissement. Cette lecture patrimoniale permet de comprendre comment l’ouvrage reste en service à travers les usages et les événements, tout en conservant la silhouette générale du projet ancien. Si vous souhaitez distinguer précisément les arches, prenez avec vous le schéma ou les photographies légendées de l’article.
Tramway, marche et circulation : préparer une observation réelle
La ligne A du tramway traverse le pont, comme le confirme l’Office. Un trottoir et une piste cyclable bidirectionnelle complètent les espaces de circulation. Le lieu n’est donc pas un belvédère exclusivement réservé aux visiteurs. Pour photographier ou regarder les arches, arrêtez-vous seulement dans un espace qui laisse les autres usagers circuler. Suivez la signalisation en place pour choisir votre cheminement et les endroits où vous pouvez vous arrêter.
L’ouvrage se trouve dans l’axe de la rue Royale sur la rive nord et de l’avenue Dauphine sur la rive sud. Ces repères sont plus utiles pour préparer votre arrivée que le point géographique au milieu du pont, qui situe la structure et non une entrée piétonne. Choisissez la rive qui correspond à la suite de votre découverte. Vous pouvez apprécier l’architecture depuis un bord du fleuve sans considérer la traversée comme une obligation de visite.
Choisir sa lumière et comparer les ponts de Loire
Pour une observation extérieure, choisissez une vue où les arches se détachent bien sur le fleuve. Un cadrage latéral sert à lire leur succession ; un détail plus rapproché montre la forme des piles et des avant-becs. Par mauvais temps, une vue latérale depuis la rive peut suffire à comprendre l’ouvrage. Restez sur les espaces de rive accessibles et prenez le niveau du fleuve tel qu’il se présente lors de votre passage : la même structure offre une lecture différente selon la place de l’eau autour des piles.
Le pont de l’Europe fournit un complément architectural net, à l’ouest : acier, suspentes et arc incliné contrastent avec les arches de pierre de George-V. Dans le centre ancien de la rive nord, Notre-Dame-de-Recouvrance relie l’histoire religieuse à celle des mariniers ; sa fiche officielle souligne ce lien. Ces deux rapprochements offrent des suites différentes, l’une centrée sur les techniques du franchissement, l’autre sur la vie autour du fleuve. Choisissez la suite selon votre intérêt : comparer les structures des ponts ou poursuivre dans le quartier ancien des mariniers.
Comparer les périodes
Ce lieu se repère par « Pont du XVIIIe siècle ». Pour comparer, Maison de la Coquille porte le repère « Maison du XVIe siècle » : distinguez la date du chantier de celle d’un décor ou d’un réaménagement.
Localiser le lieu
Localisation : Wikidata, CC0, relevé du 8 octobre 2026. Le point situe le lieu.
Questions pour préparer votre visite
Le pont George-V est-il le pont des Tourelles de Jeanne d’Arc ?
Non. George-V est un ouvrage du XVIIIe siècle qui a succédé au pont des Tourelles, comme le précise l’Office de tourisme. Les épisodes du siège médiéval concernent le pont des Tourelles ; George-V raconte le chantier des ingénieurs du XVIIIe siècle. Pour comparer des plans anciens, vérifiez s’ils représentent les Tourelles, le pont Royal ou George-V : les deux derniers noms correspondent au même ouvrage.
Peut-on découvrir le pont George-V à pied ?
Un trottoir permet la découverte à pied de ce pont en service, qui porte aussi une piste cyclable et les voies du tramway. Préparez l’arrivée par la rue Royale ou l’avenue Dauphine, puis suivez la signalisation actuelle. Pour admirer les arches, une vue depuis un espace public de rive est aussi pertinente. Sur place, utilisez les cheminements indiqués pour votre mode de déplacement.
Quel pont choisir entre George-V et le pont de l’Europe ?
Choisissez George-V pour les arches de pierre du XVIIIe siècle, l’histoire du pont Royal et son rôle dans l’axe de la rue Royale. Choisissez le pont de l’Europe pour la structure contemporaine de Santiago Calatrava, avec son arc incliné et ses câbles. Les deux se complètent pour comprendre deux façons très différentes de franchir la Loire.